Accueil / Actuaité / LA RELANCE DE LA FILIERE METALLURGIQUE ET SIDERURGIQUE, UNE PRIORITE POUR LE GOUVERNEMENT

 

La stratégie nationale pour la reconstruction de la filière métallurgique et sidérurgique tire son origine des dispositions du programme du président de la République visant à réaliser un taux de croissance de 7% par an, effort auquel ce secteur est censé participer activement, souligne un article paru sur le dernier bulletin d’information de l’Agence Nationale d’Intermédiation et de régulation foncière (Aniref).

Par cette action, les industries métallurgiques et sidérurgiques « ne feraient que reprendre leur place de poids lourd de l’industrie  nationale comme cela était le cas depuis les années 1970 », lit-on sur « Aniref Voice ».

D’ailleurs, il n’est pas faux de dire que la mission du ministère de l’Industrie et des Mines est de réapproprier ce passé glorieux de l’industrie algérienne et de réhabiliter l’outil de production qui avait frôlé la disparition pure et simple avec le démantèlement de l’appareil de production dans les années 1990, écrit l’auteur de l’article.

Cette politique a donné ses fruits pour être un des piliers de la stratégie nationale pour la reconstruction de la filière métallurgique et sidérurgique.

Ainsi, le complexe d’El Hadjar à Annaba a été repris d’abord en partie par une firme indienne avant que le gouvernement ne porte à nouveau sa participation dans le capital du complexe à plus de 50%.

L’Algérie, par le biais du ministère de l’Industrie et des Mines, a poursuivi sa politique visant l’augmentation de la production pour satisfaire les besoins de la demande locale et exporter une partie à l’étranger.

Les capitaux viennent aussi de l’étranger comme c’est le cas pour la construction d’un méga complexe sidérurgique, fruit d’un partenariat d’excellence entre l’Algérie et le Qatar, alors que les turcs et les chinois, groupés, ambitionnent de conquérir de grandes parts de marché dans le pays.

Avec ces flux, l’Algérie sera un des leaders régionaux incontestables dans ce segment de l’industrie qui est un objectif contenu dans la stratégie nationale dans ce domaine.

Evoquant les ressources minières non encore exploitées, l’auteur souligne que la stratégie du secteur porte notamment sur l’exploitation du grand gisement de fer de Ghar Djebilet (Tindouf).

De plus, le nouveau groupe public des industries métallurgiques et sidérurgiques avec 64 filiales et un capital social de 65,38 milliards DA contribuera à mener un « réel renouveau dans le secteur laissé en déliquescence depuis les années 1990 », détaille l’article d’Aniref  Aniref Voice.

Selon son plan d’action de 2014, le gouvernement continuera à renforcer l’exploitation du secteur des mines pour mobiliser les ressources financières nécessaires au financement du développement économique et social dans le strict respect de l’environnement.

La stratégie nationale pour la reconstruction de la filière métallurgique et sidérurgique vise aussi à répondre aux besoins de la construction du pays à travers la poursuite de la réalisation des programmes de logements pour répondre aux  attentes des citoyens en la matière.

En outre, le gouvernement accorde la priorité et le soutien nécessaires aux activités de valorisation des ressources naturelles favorisant l’intégration et la remontée des filières utilisant les avantages comparatifs en matière d’énergie et de ressources naturelles.

Ceci est notamment le cas pour les activités de production de ciment, de phosphate, de la sidérurgie, des engrais et de la construction métallique.