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La production du secteur public de ciment en Algérie est passée depuis l’indépendance à ce jour de  1,5 million de tonnes par an seulement en 1962, à plus de 11,5 millions de tonnes actuellement.

Le besoin en ce matériau stratégique a fortement augmenté au cours des dernières années avec le lancement de grands chantiers inscrits dans le plan d’action du gouvernement comme les autoroutes, les voies ferrées, les barrages et les projets de réalisation de logements.

La production nationale actuelle de ciment estimée à plus de 18 millions de tonnes (secteur privé et public) n’arrive pas à satisfaire la forte demande sur ce produit, dans un marché accusant un déficit de 5 millions de tonnes. Mais malgré l’insuffisance de l’offre, l’industrie algérienne du ciment a connu une évolution “remarquable” au fil des années étant donné que le secteur qui ne comptait que les cimenteries de Meftah (Blida), de Rais Hamidou (Alger) et de Zahana (Mascara) à l’indépendance, a vu la réalisation de neuf autres sociétés des ciments, implantées sur tout le territoire national.

Ainsi, les trois usines détenues par le cimentier français Lafarge, ont été nationalisées en 1967, date de la création de la Société nationale des matériaux de construction (SNMC), qui, en plus du ciment, récupéra également les produits rouges, la céramique et les agrégats. Avec la restructuration générale de l’économie nationale à partir de 1983, la SNMC fut réorganisée par secteurs d’activités et les ciments éclatés en quatre entreprises régionales à l’Ouest, au Centre, à l’Est et à Chlef.

Le secteur du ciment a connu également dans le passé des restructurations, passant du portefeuille des “Fonds de participation”, au Holding : “Bâtiment et Matériaux de construction”, à la Société de gestion des participations : Industrie des ciments (SGP-GICA) au Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA), créé en 2009.

Actuellement, le secteur compte douze cimenteries publiques qui sont les cimenteries de Hadjar-Soud (Annaba), de Ain Kebira (Sétif), de Hamma Bouziane (Constantine), de Tébessa, de Ain Touta (Batna), de Sour El Ghozlane (Bouira), de Rais Hamidou (Alger), de Zahana (Mascara), de Béni-Saf (Ain Temouchent), de Saida, de Oued Sly (Chlef) et de Meftah (Blida), fermée en 1972 et remplacée trois ans après par une autre usine dans la même ville.

L’ouverture au partenariat étranger

Dans le but d’accroître la production de ciment, de mettre à niveau les cimenteries et de lancer de nouveaux investissements, le capital social de certaines cimenteries publiques a été ouvert à hauteur de 35% aux partenaires étrangers durant la période 2005-2008. C’est ainsi que les sociétés des ciments de Hadjar-Soud et de Sour El Ghozlane ont conclu des partenariats, en janvier 2008, avec la société italienne Buzzi Unicem, spécialisée dans la production du ciment et de ses dérivés.

La cimenterie de Béni-Saf a, quant à elle, signé en juillet 2005 un accord de partenariat avec la société saoudienne “Pharaon investment group limited”, alors que celle de Zahana avait noué un accord en décembre 2007 avec le groupe égyptien Asec.

La cimenterie de Meftah a fait l’objet d’un partenariat en juin 2008 avec le leader mondial des matériaux de construction, le français Lafarge.